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  • : news from Guyane
  • : 18/12/2006
  • : découverte de la Guyane de l'intérieur, de ses habitants, de sa faune, de sa flore, de son originalité, de sa magie !!!
Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 21:57

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Il est pas beau le gars avec son vélo, les pieds dans la gadoue ?


On le voit pas vraiment sur cette photo mais sur le moment j'étais parti à la recherche d'un jaguar qui traine dans les parages et que je rêve d'apercevoir voire d'immortaliser sur la pellicule un de ces quatre !!

Le plus extraordinaire, c'est que lui nous a bien repéré puisqu'une fois que nous sommes passés dans l'eau il est passé à son tour. Comment le sais-je ? Parce que je suis repassé moins d'une heure plus tard et que je suis tombé sur ses empreintes...

Vous saviez-vous que ce genre de félin était à ce point joueur !!!

Par tsoumanitoutatonka oboachi - Publié dans : kourouman
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Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 21:45

La vue depuis mon balcon, il y a quelques jour: un soleil de rêve et une grande aigrette d'un blanc immaculé !

 

aigrette (25)

Et puis j'aime assez le petit palmier qui vit seul au bord de l'eau et qui affronte tout ce soleil, toutes ces pluies et tout ce vent. Il est des choses immuables qui ont plus de vie que bien d'autres choses. Bref je trouve ça beau !

aigrette (21)

 

 

Par tsoumanitoutatonka oboachi - Publié dans : kourouman
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Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 19:30

Il m'aura fallu attendre toutes ces années pour apprendre l'art de la frustration, l'art de ne pas râler comme un putois. Il m'aura fallu quelques années de Guyane et de forêt pour dompter en moi cette rage de voir m'échapper ou me fuir les belles choses de la vie. Il m'aura fallu tout ça pour accepter la poisse et les injustices et n'y voir finalement que de simples frustrations... avec lesquelles j'apprends à vivre chaque jour...

Vendredi. FIn novembre. Je prends ma voiture et décide d'aller observer les coqs des roches. Petits oiseaux discrets, malgré leur orange fluo, qui vivent dans des petits coins caverneux de plus en plus rares.

Je n'ai plus de camescope, il a rendu l'âme l'été dernier, et mon appareil reflex n'a pas supporté plus de deux ans de vie ici. Il ne me reste que le dernier petit appareil bridge que j'ai acheté l'an dernier.

Le temps est à l'orage plus je m'avance vers le pays des cavernes.

Je gare la voiture sur le bas côté et je m'enfonce dans la forêt. Quelques gouttes se mettent à tomber. Puis d'autres. Et soudain c'est un déluge comme seul il doit en tomber sous l'équateur. J'avance toujours dans la forêt en veillant à ne pas glisser car le sol est fait de racines et de roches. Il y a une petite cabane depuis deux ans construite pour observer les coqs de roches. Je me presse pour m'y abriter et finit par m'y retrouver dessous à attendre la fin d'un orage qui s'éternise. Il pleut pendant plus d'une heure avec une rage rare et je sais que seule une éclaircie pourrrait me permettre de croiser ces beaux oiseaux. Je prends mon mal en patience convaincu qu'après la pluie... le beau temps !

Et c'est ce qui arrive. Non que tout à coup il fasse un grand soleil mais assez sec pour espérer sécher un peu et voir venir à moi les oiseaux recherchés.  Ma patience est récompensé au bout de deux heures, un mâle apparait à une vingtaine de mètres de moi. Sa couleur le trahit mais il est trop loin pour une belle photo. Je me cache un peu plus et deux autres mâles se montrent et viennent se poser à moins de 5 mètres de moi. Je les prends en photo pour m'apercevoir que mon dernier appareil est mort lui aussi et ne peut tirer que des photos floues. Je suis dans une colère intérieure aussi grande que le silence qui m'entoure. Et, parce que la vie a toujours su me faire ce genre de cadeau, je m'approche des coqs de roches à moins de trois mètres. Je suis seul dans cette forêt à admirer un si bel animal et à apprendre à mon âge l'art injuste de la frustration de ne pouvoir les immortaliser par la photo.

divers 2 037Je vous offre la meilleure des photos pour que vous compreniez un peu ce que j'ai pu ressentir à ce moment là et aujourd'hui encore !!!


Par tsoumanitoutatonka oboachi - Publié dans : kourouman
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Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 19:19

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C'est l'automne en métropole et pour nous ici, c'est l'heure de la saison des pluies. Même si cette année il a beaucoup plu en octobre ? Z'ont eu de la veine les amis Merrouche !!D'ailleurs depuis leur départ, curieusement, il ne pleut plus beaucoup.

Alors sans cette pluie qui ne vient pas je m'autorise encore beaucoup de sortie, "vers l'infini et au dela" comme le dirait Buzz l'Eclair à Star Command. Je continue de prendre des routes dont je n'ai aucune idée de ce à quoi elle mène et de ce qu'elles peuvent m'offrir.

Mais après tout, c'est peut-être ça la liberté ?!

Par tsoumanitoutatonka oboachi - Publié dans : kourouman
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Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 16:07

Comme toute visite qui se respecte en Guyane, passage obligé par les îles du Salut, site le plus visité du département. Pour Karim, Gaëlle, Paco et Rafaël, c'est tombé en fin de séjour. Le lendemain, c'était déjà le retour du départ, du retour pour eux à leur vie citadine.

Les îles du Salut, leur décor de rêve au milieu des cocotiers qu'on mange quand on arrive à les ouvrir, le bruit des vagues qui viennent se heurter aux rochers qui entourent les 3 îles, le poids de l'Histoire sur de si petites terres qui ont vu des milliers d'hommes venir mourir oubliés de tous ou pour quelques poignées d'entre eux faire la légende de ces petits cailloux (Dreyfus, Seznec, Papillon, Dieudonné).

Les îles du Salut, petit hâvre de paix où l'on peut croiser des centaines d'agoutis, quelques aras pas farouches et deux bandes de singes gourmandes comme tout. On croisera bien les saïmiris et leurs têtes espiègles mais c'est aux macaques que Paco, Karim et Gaëlle donneront à manger quelques bouts des noix de coco qu'il nous reste; Rafaël préférant se mettre dans sa propre bouche tout ce qu'on lui propose d'offrir à nos exceptionnels invités !

On a croisé quelques tortues venues respirer à la surface malgré le temps exécrable qui s'annonçait peu à peu et qui nous a vus rentrés en voilier sous un ciel noir comme il ne m'en avait jamais été donné de voir en Guyane. Le tout accompagné d'un déluge de pluie bien rare pour la saison.

On est rentré de nuit avec le voilier (une première pour moi) et c'était absolument magnifique d'avoir vécu encore une journée pareille.

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Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 15:57

DSCN2497Petite visite au zoo, donc. Histoire de croiser tout ce que la forêt nous cache de trésors. Des bruyants aras à la majestueuse harpie en passant par les félins les plus discret (ocelot, oncilla, chat marguay). Petite visite comme une récréation avec le sentiment partagé de voir ces bêtes de si près, mais en cage. Mais heureux toutefois de constater que le nouveau zoo est quand même autre chose que l'ancien.

Sur la photo, un pécari à collier (un des deux cochois bois guyanais); petit sanglier amazonien.

Par tsoumanitoutatonka oboachi - Publié dans : kourouman
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Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 15:37

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Non, je n'ai pas vu le jaguar !

Une visite à la réserve de Macouria

M'a permis de l'apercevoir

Au milieu des tapirs et des aras

 

Non, je n'ai toujours goûté à cette joie

De croiser la route de sa robe tachetée,

Et c'est derrière des barreaux encore une fois

Que j'ai pu admirer ce roi emrpisonné.

 

Mais je n'ai pas plus croisé le chemin

Des pécaris appelés ici cochons bois,

Du prince puma et du petit chien bois,

De l'ocelot ou du rare lamentin.

 

Non, je n'ai pas vu le jaguar,

pas plus d'ailleurs que le tamanoir,

Et j'en viens à perdre tout espoir,

de croiser un jour leurs regards

 

 

 

 

 

 

 

 

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Samedi 19 novembre 2011 6 19 /11 /Nov /2011 20:21

La première chose à laquelle on doit penser au sujet de la Guyane ce doit être la forêt.

Sans savoir à quel point l'eau est totalement indissociable de cet élément. L'eau sous toutes ses formes. Et il en existe plus qu'on ne saurait l'imaginer.

On est donc parti dans la forêt, une fois de plus, à la recherche de toutes les surprises que la nature nous offrirait. Et ce jour là, sur le layon de la crique anguille, le moins que l'on puisse dire, c'est que cette nature a été plutôt avare avec nous.

On a bien croisé une petite grenouille sur le sentier marécageux, on a bien débusqué un petit oiseau ou deux, mais rien n'est venu épancher la soif de cette frustration qui est la règle dans cette forêt.

Et plus on avançait et moins on voyait arriver cette satanée crique où je rêvais de me jeter. C'est fou comme les choses peuvent parfois paraitre inaccessible... quand la fatigue où l'impatience sont là.

On a fini par arriver et par se jeter dans cette eau pure. A croiser des papillons qui planaient au dessus de l'eau. A jouer avec cette eau autant qu'en elle.

Il est des plaisirs aussi simple qu'une baignade. Et qui font presque oublier qu'il faut se taper le chemin retour !!!

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Par tsoumanitoutatonka oboachi - Publié dans : kourouman
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Samedi 19 novembre 2011 6 19 /11 /Nov /2011 19:23

DSCN2436Il est des animaux mythiques qu'on aime à croiser au cours d'une vie. De ceux dont l'image qu'on se renvoit d'eux nous ramène à notre enfance. C'est vers ces petites bêtes et vers les enfants qui sommeillent en nous que je décide d'embarquer toute la famille toubib au complet.

Le paresseux est de ceux là. Etrange animal placide et fascinant qui semble n'en vouloir à personne et qu'on aimerait savoir sans ennemi. Mais la nature n'est pas un dessin animé pour enfant et, pas plus que les autres, ces boules de poil n'échappent à la frénésie de l'homme et de ses besoins d'espaces.

Le paresseux passe le plus clair de son temps à ne rien faire, perché sur son arbre. Il se méfie du ciel d'où peut surgir un aigle tout autant que du sol où il ne descend que pour aller aux petits coins. Il avance dans les arbres aussi vite qu'une tortue sur le sable. On le croirait sorti d'une anesthésie générale à chaque fois qu'il attrape une branche.

Ce jour là, on en a croisé une dizaine dont des femelles avec leur bébés dans le dos. A chaque fois, on croirait qu'un magicien les fait surgir juste pour soi.

Il est des animaux qui laissent une trace indélébile à nos souvenirs. Le paresseux est de ceux là...

 

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Par tsoumanitoutatonka oboachi - Publié dans : kourouman
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Vendredi 18 novembre 2011 5 18 /11 /Nov /2011 22:45

kourou 011Un dimanche à la campagne dirait-on si nous n'étions pas déjà un peu à la campagne... Découverte du fleuve Kourou avec la magie de la mise à l'eau de mon bateau blanc, fière monture qui nous offre quelques brides de liberté sous un ciel lumineux comme la joie.

Un dimanche en carbet, à faire griller le repas du midi, à faire la sieste au bord de l'eau, dans un hamac ou sur le bateau, à pêcher ou tenter de le faire, à se baigner dans une eau aux couleurs de la boue.

Un dimanche à laisser la marée passer sous nos yeux et dans nos vies, à comtempler le silence de la forêt, à écouter les lumières de tous les chants qu'elle héherge.

Un dimanche simple, loin de tout et pourtant tout à la fois pas bien loin. Un dimanche comme un bon film ou un bon livre, une belle nuit d'amour...

Un dimanche comme un avant goût des pique-niques du paradis !

Par tsoumanitoutatonka oboachi - Publié dans : kourouman
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