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  • : news from Guyane
  • : 18/12/2006
  • : découverte de la Guyane de l'intérieur, de ses habitants, de sa faune, de sa flore, de son originalité, de sa magie !!!
Vendredi 17 février 2012 5 17 /02 /Fév /2012 23:04

Une fois n'est pas coutume, je vous laisse pendant quelques jours pour aller prendre quelques vacances direction Saint-Martin, Saint-Barth et les îles Vierges. Histoire de me reposer de toutes ces sensations épuisantes du boulot, de la vie si difficile ici et des passions qui me submergent de leurs trop plein d'étoiles. 

A très vite donc, je rentre le 1er mars. Je vous embrasse.

 

Par tsoumanitoutatonka oboachi - Publié dans : kourouman
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Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 22:56

Une fois n'est pas coutume, un article sans photo. Sans photo, parce qu'il y a une raison... Après mon retour de la République dominicaine, après ma ballade au pays des paresseux, après une sortie ou deux à trainer dans la forêt environnante, après la visite des buffles, j'ai eu l'occasion d'aller me promener sur un petit sentier qui fait une boucle dans une forêt qui m'avait porté chance l'an dernier puisque j'y avais aperçu un cerf de Virginie et un tatou préparant son futur nid. Cette fois, j'y suis allée avec une amie et on a d'abord fait la boucle en question de jour histoire qu'elle puisse se repérer des fois qu'il nous arriverait un petit quelque chose la nuit. Promenade sympa avec quelques agamis (espèce de grosse pintade bête et bruyante qui se déplace en bande) et quelques insectes et autres papillons et oiseaux.Une fois finie, on s'est embarqué en voiture sur une piste pour aller voir plus loin. Heureusement que j'ai un 4x4 parce que bonjour les flaques ! Finalement, j'ai choisi de m'arrêter et de ne pas en franchir une qui me parassait propice à s'embourber. Ce qui n'aurait pas été l'idée de la soirée. On a donc continué à pied. Le coin était absolument magnifique et la nuit est tombée petit à petit avec son lot de chauve-souris qui ont fait leur apparition et un singe hurleur qui a eu l'idée géniale de nous offrir un petit récital bien sympathique. On a fini par pique niquer là au son des grenouilles et des criquets, à la lueur des lucioles vertes et orangées. Aux abords de la flaque que je n'ai pas osé franchir, des empreintes de jaguar et de son petit ! C'est assez rare à observer et ça fait tellement plaisir.

On est reparti pour retrouver la piste de l'après-midi et, sur le chemin du retour, je me suis mis à espérer qu'un arbre ne soit pas tombé sur la piste pour nous barrer la route; parce que c'est pas avec mon petit coupe-coupe que j'allais régler ça ! Heureusement, pas d'encombre infranchissable.

On se prépare donc avec nos frontales et nos appareils photo et nous voilà prêt à nous enfoncer dans cette forêt si merveilleuse en émotions. Très vite, un bruit retient mon attention et je détecte un tatou géant (que je n'avais jamais observé jusqu'ici !). Je m'enfonce dans le méandre des racines et des arbres mais je perds sa trace sans avoir eu le temps de le prendre en photo. Rageant. Je continue donc. Mon équipière du soir est du genre à vérifier le moindre recoin des arbres et on avance pas très vite.

A la lueur de ma frontale, je détecte deux yeux qui m'obervent un peu plus loin sur la droite mais le temps que je tente de mieux les voir, l'animal disparait. J'hésite entre un félin et un cerf encore une fois. Puis je continue non sans m'arrêter de temps à autre pour attendre mon binôme du soir.

Vingt minutes plus tard, les deux mêmes yeux sur la droite qui me fixent. Je les vois mieux mais je n'arrive toujours pas à me faire une idée sûre de ce que cela peut-être. Mais l'animal est apparemment assez grand. Et de nouveau finit par disparaître... Dubitatif et inquiet, je continue d'avancer pas rassuré de savoir que ça traîne derrière moi. Et je le suis encore moins quand j'entends feuler à moins d'une cinquantaine de mètres à vol d'oiseau de nous...

Arrivé à l'endroit d'où le bruit provenait, j'inspecte scrupuleusement le coin. Et là, sur la gauche du layon, les deux gros yeux me fixent et, cette fois, ne partent pas. Je vais chercher mon amie et lui explique ce qui se passe et ma crainte. Cela pourrait être un jaguar !!!! Je lui montre l'endroit et elle finit elle aussi par voir ces yeux et cette silhouette. A ce moment là, je ne suis pas encore sûr que ce soit le moment magique que j'attends depuis tant d'années.

L'animal se comporte avec beaucoup de curiosité et ne semble pas vouloir partir. J'ai même le sentiment qu'il nous défie sur son propre territoire. Je repense aux empreintes que nous avons trouvé quelques heures plus tôt. Putain, serait-il possible qu'il soit vraiment là, à moins de 20 mètres de moi ?! Nos appareils ne nous permettent pas d'envisager une photo de si loin dans la pénombre. On se concentre sur l'animal et sur l'émotion qui nous submerge et nous envoie un coup de flip comme jamais. Nous restons là à hurler notre folle joie de le savoir si près et à se demander pourquoi diable il agit ainsi; parce qu'après coup, forcément, je me mets à penser qu'il nous suit depuis le début de la pronenade. Beaucoup de gens racontent ici que les jaguars sont coutumiers de ce genre de comportement.

Plus frappant encore est le silence qui nous entoure... pas une grenouille ne croasse, pas un oiseau ne chante et les arbres eux mêmes semblent se retenir de faire bouger leurs branches dans le vent. Un silence de cathédrale plus que troublant et qui participe à nous filer la chair de poule.

Et puis soudain, je le vois qui décampe à une vitesse folle et surtout sans faire le moindre bruit. Un cerf aurait frappé le sol de ses sabots. Un jaguar se déplace toujours sans faire le moindre bruit. Mes derniers doutes s'envolent d'autant que j'ai cru déceler des tâches sur la silhouette qui s'enfuyait et là encore les cerfs n'en ont pas. Nous sommes comme deux enfants plus excités que jamais, plus excités qu'un matin de Noël.

Sous le coup de l'émotion et presque tremblant, je décide de reprendre la marche quand un bruit sifflant et soufflant me pousse à m'arrêter et à prospecter le sol. Un grage à petits carreaux est là et remue sa queue pour me faire comprendre qu'il n'a pas peur et que je le dérange. Et je dois vous avouer que rencontrer ces beaux serpents très venimeux la nuit n'est pas dans ce que je préfère. Je m'offre un autre gros flip car j'ai quand même failli lui marcher dessus puis je le prends en photo et le pousse à quitter le chemin pour nous laisser passer. Inutile de vous dire que la fin du parcours a été bizarre. Je me retournai même pour être sûr que des yeux ne trahissent le fait que l'on nous suivent. Je vérifiai le sol et tous les à côtés des fois qu'un autre serpent ne vienne me pourrir cette soirée formidable. On a quand même accéléré le pas et malgré la fatigue et la douleur des jambes, l'émotion ne nous a plus quitté. On venait de vivre un truc que je ne croyais plus possible. Je venais de rencontrer le roi de la jungle amazonienne!!!

J'en oublie même de vous parler de ce magnifique petit engoulevent qui nous a laissé l'approcher jusqu'à le toucher ou presque (je vous ferai un article la dessus), ni de cet opposum qu'on a croisé sur la route en repartant et qui se promenait sur le bas côté. Il n'avait pas l'air d'être dérangé et c'était tellement chouette de le voir vivant car d'habitude on les croise morts écrasés par les roues des voitures.

Bref, une soirée magique, unique, inoubliable !!!!!!!!!!!!!!!

Par tsoumanitoutatonka oboachi - Publié dans : kourouman
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Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 17:00

P1020973

Je rentre dans la forêt et j'ai l'impression de rentrer chez moi. Curieux sentiment. Au milieu d'elle, la sérénité s'empare de moi et son petit frère le bien être. On est un peu comme une famille.

Je rentre dans la forêt et aussitôt je me sens bien. J'oublie tout ce qui ne va pas et la solitude a soudain un goût que j'apprécie.

Je rentre dans la forêt et le silence est meilleur qu'une bonne couverture un soir d'hiver. Les oiseaux m'épient et signalent ma présence à tout le monde. Les grenouilles s'appellent les unes les autres et essaient de se cacher du sol à la canopée. Des petits singes tamarins alertés par les oiseaux font leur apparition. Ils sautent d'un arbre à un autre avec l'agilité que leur a enseigné leur parents et que la nature leur a confié.

Je rentre dans la forêt et j'ai envie de m'assoir sur une veille souche. Juste pour respirer cette humidité si particulière. Juste pour vivre ces moments si rares. Juste pour profiter d'un miracle qui ne durera peut-être pas pour l'éternité.

Par tsoumanitoutatonka oboachi - Publié dans : kourouman
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Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 15:25

A une heure de la maison, sur la route de Saint-Laurent du Maroni, de la savane à perte de vue et des buffles qui pataguent dans une gadoue pour retirer les parasites qui ne manquent pas de leur pourrir leur quotidien. On se croirait quelque part dans la Pendjari (spécial dédicace à Tonio); on est sur la piste de Saint-Elie, sur la route de l'or guyanais. Pour qui la folie humaine est prête à scier la branche sur laquelle nous sommes assis pour voir briller un bout de caillou dans les coffres des banques mondiales.

Même domestiqués, on sent que ces petites bêtes ont gardé un peu de leurs origines sauvages. Je m'approche d'elles et tout de suite le mâle dominant vient se présenter sous ses airs de garçon jaloux. Il semble ne pas supporter l'idée que je puisse vouloir photographier une de ses femelles. A moins que ce soit juste l'idée de m'indiquer que les barbelés entre nous sont une limite à ne pas franchir. Quoi qu'il en soit Monsieur Tatonka n'est pas très agréable et je me concentre sur les femelles et les bébés qui l' entourent.

Tout ça a un goût d'Afrique et me rappelle les espaces de Dans avec les loups. Le vert de l'herbe est différent du vert des arbres. Il est plus lumineux. Il a comme un bon reflet du soleil. Le noir des buffles brillent dans cette lumière particulière et n'a de rivale que la couleur de l'eau des mares dans lesquelles quelques femelles semblent se régaler de leur séance chez leur esthéticienne. L'une d'elle s'approche de moi jusqu'à me toucher, son mâle me surveille du coin de l'oeil mais paraît ne plus me voir comme un ennemi. La femelle me lance un regard curieux et semble même me faire un clin d'oeil. Je suis ailleurs, évadé de mon corps peut-être, à admirer cette nature que j'aime chaque jour davantage et qui continue de me surprendre depuis tant d'années.

 

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Après cette visite chez les buffles, direction la piste de Saint-Elie, non à la recherche de caillou mais plus d'odeurs, de bruits, de visions, bref de rencontres...

Par tsoumanitoutatonka oboachi - Publié dans : kourouman
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Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 14:27

Sur le chemin, un bébé serpent

recroquevillé se cache sous une fleur.

Je le sors de sa cachette, il prend peur.

Faut dire que pour lui je suis un géant !

 

Curieuse cachette pour un tel animal,

A moins qu'il ne soit simplement qu'à l'affût,

D'une petite sauterelle ou d'un criquet mâle,

d'une petite grenouille ou d'un oiseau perdu.

 

Demain il sera peut-être terrifiant de venin,

Prêt à se jeter sur plus gros que lui,

Voire à s'en prendre au promeneur que je suis.

Mais aujourd'hui chacun reprend son chemin.

 

divers 219

 

 

 

Par tsoumanitoutatonka oboachi - Publié dans : kourouman
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Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 14:12

Avant que la pluie ne vienne remplir tous les fossés et faire que les petits ruisseaux ne fassent déborder plus fort encore les petites rivières, j'ai eu l'occasion de faire quelques ballades, l'occasion de courir après ce jaguar qui trainait dans les parages. Histoire de tenter le miracle de l'apercevoir enfin.

Réveil aux aurores pour tenter de surprendre à la fois ce félin et le soleil en pyjama. Le silence autour de moi est délicieux. Seuls quelques oiseaux viennent l'interrompre à coups de jeux d'amours bien matinaux.

Les traces sont là ! Il est déjà passé. Je l'ai encore raté !!! J'en suis quitte pour une simple et belle promenade au milieu d'une nature qui semble ne nous donner plus chaque jour que pour que nous ne l'abîmions. divers 217

Par tsoumanitoutatonka oboachi - Publié dans : kourouman
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Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 15:37

Toujours sur le même Rorota un peu plus tard, la canopée se met à s'agiter drôlement. Les bruits qui parviennent jusqu'à nous ne laissent pas la place au doute: des singes saïmiris sont dans les parages. Et je ne saurais vous dire combien chaque vision, bien que je sois maintenant un grand habitué, est toujours la première. Toujours aussi riche en émotions et me conforte dans l'idée que j'ai plus que bien fait en venant ici. Bien sûr, il y a de belles forêts par chez nous et j'aurais certainement pu y faire des ballades magnifiques (à condition de jongler avec les propriétés privés). Ici la forêt n'est à personne et donc à tout le monde et elle héberge quand même une faune qui m'a toujours fait rêver.

Soyez fidèles au rendez-vous du blog car le prochain article est démentiel !!!!!!! En attendant, une petite photo en cadeau.divers 568

Par tsoumanitoutatonka oboachi - Publié dans : kourouman
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Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 15:17

Promenade sur le Rorota (Cayenne) avec une copine qui n'avait jamais vu de paresseux en Guyane un samedi matin. Histoire de jouer avec la pluie et de jongler avec les gouttes. On a été servi ! Une météo magnifique (alors qu'il a plu à Kourou) et 13 paresseux au programme. Je m'étais vanté qu'avec moi, elle ne pourrait pas rentrée bredouille. Mon honneur est sauf. On a même vu le premier au km0 du parcours, un comble.

Après ça reste à chaque fois magnifique de voir ces petites bêtes dans les arbres. Le plus souvent, on ne les voit que dormir (ce fut le cas pour la moitié d'entre eux) mais quelques uns nous ont offert les lentes acrobaties dont ils sont capables pour aller dégotter un fruit en bout de branche. Un beau mâle nous a gratifié d'une séance de toilettes la tête à l'envers. Un beau moment. divers 553

Par tsoumanitoutatonka oboachi - Publié dans : kourouman
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Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 14:26

divers 329 Un dernier petit article sur la république dominicaine pour clore le sujet des vacances de noël avec la découverte du parc des haitises. Plusieurs bouts d'îles qui ont abrité en des temps reculés les peuples tainos (cf photos) qui fuyaient l'invasions des européens portugais et espagnols. ils n'ont laissé que quelques traces sur les murs des grottes qu'ils ont occupées et pas mal de vocabulaire que même le français leur a emprunté. ils ont soit disparus (parfois dans des suicides collectifs) soit se sont fondus dans la masse. c'est toujours riche en émotions de trouver les traces de gens vivant il y a plusieurs siècles.

Le parc des haitises a été aussi l'occasion pour moi de revoir des pélicans bruns, oiseau que j'adore ! et de découvrir enfin des frégates mâles (voir dossier nature) avec leurs gorges rouge vif, obscur objet du désir et de la séduction chez cette espèce.

On est rentré via la martinique le jour de l'an pour démarrer une nouvelle année que je vous souhaite, malgré l'heur tardive, pleine de belles choses et riches en surprises.

divers 284

 

 

 

 

Par tsoumanitoutatonka oboachi - Publié dans : kourouman
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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 23:30

Dans les belles choses à faire du côté de Las terrenas, je crois qu'il faut que je vous parle des chutes del Limon, du nom du petit village à partir duquel on peut les trouver. On s'y rend au choix à pied pendant 3/4 d'heure ou comme moi on choisit le cheval (qu'on plaint tout de même un petit peu de lui faire subir pendant tout ce temps le presque quintal sur le dos!). et ce fut une idée exquise de choisir le cheval parce que je crois que mes tongues n'auraient pas aimé la gadoue et les tonnes de crottin sur le chemin.

On s'y rend pensant qu'on trouvera un coin désert où il fait bon pique niquer pour se rendre compte une fois sur place que l'affluence n'a rien à envier à la foire de l'agriculture de Lutèce. ça a même un goût de visite de la tour eiffel tellement on croise de touristes: américains, francais, russes, dominicains, canadiens...

Une fois sur place, on quitte le cheval pour lu offrir un peu de répit et pour s'offrir à soi une énorme descente d'escaliers dont on se réjouit à l'avance de devoir grimper pour le retour !! Mais il n'est pas de beauté pour lesquelles il ne faille pas souffrir un peu. Et le spectacle de la nature qui a mis tant de temps à fabriquer de pareille merveille est toujours hallucinant. Et comme à chaque fois les mots n'expriment pas aussi bien les choses qu'on le voudrait, je vous propose une photo pour vous faire une petite idée.

 

 

divers 407

 

Par tsoumanitoutatonka oboachi - Publié dans : kourouman
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